Bouteilles à la mer

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2006-08-20 « … Et dans la proche-désinformation, le verbe est pervers… »

Posted by lezersbrieven sur 2006-08-20

ndlr de Belsef : Dans le Figaro du 18, une opinion de Percy Kemp, «  Au Proche-Orient, les idées sont homicides »,,
http://www.lefigaro.fr/debats/20060818.FIG000000062_au_proche_orient_les_idees_sont_homicides.html a indigne notre amie Francine Girond.
Est-ce le fait que Percy Kemp soit de mere libanaise (suivant google) qui l’a pousse a ecrire cette opinion manicheenne et si partisane ?

Réaction à l’article de Percy Kemp : ,« Au Proche-Orient, les idées sont homicides »
——————–
« … Et dans la proche-désinformation, le verbe est pervers… »,

« Je confesse d’emblée être »… choquée par l’article de Percy Kemp, publié le 18 août par LE FIGARO : en effet sous couvert d’une réflexion qui s’octroie le monopole de la distance et de la perspective, l’auteur introduit un discours quasi subliminal d’une subreptice perversité. <>Le Proche-Orient est peut-être « émotionnellement chargé », mais il est surtout « hébraïquement peuplé », et cette réalité est terriblement mise en exergue depuis les propos homicides à l’égard d’Israël du président de la République islamique d’Iran.
Propos dont on devra tout de même un jour un peu plus s’émouvoir ; projet nucléaire dont il faudrait sans doute plus violemment frémir.
République, où, il ne faut cesser de le rappeler, l’on contraint depuis vingt cinq ans la moitié de la population à se voiler, à se censurer, à se nier.

Perversité à fleuret moucheté

Tout d’abord, après quelques grandes généralités oiseuses sur le cadre historique et géologique de la région, P.Kemp assène la première touche : il met en parallèle la création d’Israël et celle du Fatah.
Faut-il rappeler que la première a été votée en 1947 par l’ONU, résolution 181, à la majorité des voix de trente trois pays membres ? plan de partage accepté par le mouvement sioniste et refusé par les pays arabes?
Sans même juger de la légitimité intrinsèque de l’idéologie des deux entités, il est déjà très dérangeant que l’on appréhende sur le même plan, par symétrie « …ne fut pas créé », « …il fut créé », un état démocratique et un mouvement « politique », qui préconise à ses heures perdues, ne l’oublions pas, le terrorisme.

Perversité au sabre

Riposte après digression gargarisante : vient ensuite le martèlement anaphorique « idée de… » qui, si l’on supprime quelques appositions, rapproche encore dangereusement Reich/Grand Israël et nazis/sionistes… et, mine de rien, nous y sommes !
Le terme d’ « extermination », deux fois employé avec une proximité suspecte, glisse tout naturellement de l’allusion à la Shoah à celle que l’on voudrait nous faire entendre par nombre de moyens médiatico-politiques, qui émanerait des anciennes victimes et qui se perpétuerait sur des nouvelles.

Estocade

Contre-riposte que l’on sentait venir : « …qu’Israël a déclenché cette énième guerre au Liban »…insidieusement, il gomme l’enlèvement des deux militaires de Tsahal et les attaques du Hezbollah du 12 juillet, l’agressé devient l’agresseur…
Et Percy Kemp, de mère libanaise, d’en ajouter une couche, méprisant par ignorance sans doute l’analyse de Joel Fishman sur les Accords d’Oslo : « Quelle paix peut-on espérer quand on fait la guerre pour l’avoir? », comme on disait à Munich et à Vichy… encore heureux que nos aînés, et nos alliés, aient fait la guerre…sinon l’on continuerait à brûler les livres… y compris ceux de Percy Kemp…

Le malaise qui suinte de cet article ne se situe pas dans le point de vue qu’il semble exprimer : point de vue brillant qui analyserait la motivation des conflits sous un angle original.
C’est l’utilisation de postulats discutables, de présupposés manipulateurs, insérés par petites touches, sur lesquels le raisonnement est bâti qui provoque comme un début de nausée…

Enfin, rassurons-le : il n’y a là aucun « paradoxe »…juste un rien de perversité et une bonne dose de désinformation …
A sa question initiale : « Mais qu’est-ce qui m’autorise à dire ainsi… », puis-je suggérer « l’idée » qu’il lui soit répondu : Rien…

Francine Girond, Les Editions de Passy, 19 août 2006

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